À l’occasion de la donation d’un ensemble de douze sculptures et de douze dessins consentie par ses ayants-droits en 2024, le Musée du Mont-de-Piété de Bergues présente, du 16 mai au 31 octobre 2026, une exposition rétrospective consacré au sculpteur René Leleu (1911-1984), premier grand prix de Rome en 1939.
Aujourd’hui passablement méconnu, la sculpture de René Leleu est pourtant relativement présente dans l’espace public notamment dans les Hauts-de-France, en Normandie, en Ile-de-France mais aussi en Vendée. Il est également bien représenté dans les collections publiques françaises où l’on recense plus 90 de ses œuvres. Il faut convenir que ce solitaire investi dans son art n’a jamais rien fait pour la postérité de son œuvre. Membre fondateur du syndicat des sculpteurs-statuaires, cheville ouvrière du Salon de la Jeune Sculpture, de Comparaison et de Formes humaines, Leleu, alors reconnu comme un artiste de premier plan, a participé du début des années 50 jusqu’à l’aube des années 80 à de très nombreuses manifestations en France et à l’étranger. Depuis l’exposition qui lui a été consacrée à Valenciennes en 1987 aucune institution ne s’est plus penchée l’art puissant et profondément humain de René Leleu.
Elève à l’École des Beaux-Arts de Lille puis l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, premier grand prix de Rome en 1939, René Leleu, au sortir de son apprentissage, maîtrise parfaitement son art. Sa carrière débute véritablement après la guerre avec de nombreuses commandes publiques notamment dans le cadre du 1 %.
Leleu souhaite alors se détacher de sa formation académique et adopte, pour un temps, un style résolument expressionniste comme pour le Monument aux parachutistes de Bohain ( Aisne). Son art va rapidement évoluer vers une écriture sculpturale visant au monumental par la simplification des formes. De cette approche naîtront ces chefs d’œuvres que sont Le Captif (1949), Le Combattant mourant (1949) ou encore La Solitude (1962). A partir des années soixante, son art revient à des formes plus sensibles comme dans Le Christ à la colonne (1965) ou Le Fils prodigue II (1968).
Entre sa première commande en 1941(Dormition de la Vierge, Fauville-en-Caux) et sa dernière en 1978 (Stèle trifaciale du Val de Grâce, Paris) Leleu a laissé plus de trente réalisations pour des bâtiments publics et privés, des églises et dans l’espace public. Il a pu cependant travailler à des œuvres plus personnelles qu’il décrit comme « […] des états d’âme. […] exécutées à la suite et en fonction d’une épreuve morale ou physique importante. ». Il enseignera également la sculpture aux académies de Valenciennes (1950-1960) et de Rouen (1960-1979).
L’exposition propose un parcours chronologique, regroupant plus de 70 œuvres (plâtres originaux, études en plâtre, pierre, bronze, dessins et peintures), qui permettent de découvrir les différents aspects de la carrière de René Leleu.
Informations pratiques
Exposition René Leleu (1911-1984)
Statuaire
du 16 mai au 31 octobre 2026
Musée du Mont-de-Piété de Bergues
59 380 Bergues
Le musée est ouvert de mai à octobre inclus : de 14h00 à 18h00
Fermé le lundi et le mardi - Entrée gratuite le premier dimanche de chaque mois de 14h à 18h
Tarifs : Plein tarif : 4,00 € / tarif réduit : 2,00 €