Exposition temporaire

Fernand Léger : Corps en fête, monde en couleurs

Du au

Thématique : Arts anciens & modernes, Histoire & société
Public : Tout public

De la frénésie urbaine de l’entre-deux-guerres à l’Arcadie légère des années 30 à 50, Fernand Léger fait triompher les corps, le mouvement et la couleur. Plongeant au sein d’une époque qui invente le temps libre, cette exposition rappelle que l’œuvre de Léger est imprégnée des avancées hygiénistes et sociales. Elle glorifie l’objet à l’aube de la société de consommation et célèbre les loisirs populaires, du cirque au cinéma en passant par les plaisirs simples de l’otium.

L’exposition Fernand Léger : Corps en fête, monde en couleurs plonge le visiteur dans l’univers dynamique de Fernand Léger, où le quotidien, la modernité industrielle et la joie de vivre se mêlent.

Fernand Léger - Corps en fête, monde en couleur
Été 1936. La loi sur les congés payés vient d'offrir aux ouvriers et aux employés leurs premières vacances.
Quatre-vingt-dix ans plus tard, nous fêtons cet anniversaire avec Fernand Léger, qui a tant dépeint Les loisirs, entre spectacles animés et balades bucoliques.

Ses toiles et livres illustrés éclaboussés de couleur sont ici chez eux : le musée les doit à la donation Tériade, qui fit entrer Léger sur les terres natales de Matisse.

Léger, comme les photographes réunis ici autour de lui, a saisi l'air de son temps, un temps suspendu entre deux mouvements de balancier.

D'un côté, la frénésie des Années folles :
la vitesse, les néons de la ville, les spectacles, le triomphe de la mécanisation. La ville ne dort plus, l'objet du quotidien devient la vedette du tableau; le cirque, le cinéma et les acrobates donnent le tempo. C'est le Paris de nuit de Brassaï, l'Amérique aux mille enseignes de Walker Evans, la danseuse acrobate de Rogi André, et chez Léger, l'électricité faite peinture.

De l'autre, un contre-mouvement :
le retour à la nature, que les congés payés viennent d'ouvrir au plus grand nombre. Place à la lenteur, à l'otium, ce mot des Latins pour le repos choisi, le temps qu'on ne vend pas et qu'on offre aux loisirs dignes, loin de l’agitation. Cyclistes, campeurs et baigneurs prennent alors la noble pose des héros classiques.

Entre ces deux mouvements se déploie la couleur, que Léger voulait libre, « dans l'espace », et se meuvent les corps célébrés par l’hygiénisme de l’époque.

Cette exposition propose un Fernand Léger en dialogue. Avec ses contemporains photographes d’abord. Un choix qui s’impose lorsque l’on pense à l’intérêt de Léger pour l’image mécanique (il préface en 1931 le livre Paris du photographe Moï Ver).

Avec Nadia Khodossievitch ensuite. Artiste à part entière, formée à l'avant-garde russe bien avant de devenir l’élève de Fernand, puis sa femme, et longtemps éclipsée par la gloire du maître. Les réunir, c'est interroger ce qui se noue au sein d'un couple d'artistes : ces rapports d'imprégnation mutuelle où chacun déteint sur l'autre, où l'influence circule dans les deux sens.
Fernand et Nadia voulaient un art pour tous. À vous de vous en saisir : entrez, et laissez le mouvement vous emporter.

Informations pratiques

Exposition présentée du 17 octobre 2026 au 31 janvier 2027 au musée Henri Matisse - Le Cateau-Cambrésis
Tarifs : Plein tarif 8 € / tarif réduit 6 € / gratuit (moins de 18 ans et sous conditions)
Gratuit pour tous chaque premier dimanche du mois.