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AccueilCollectionsArts et éducationSuzanne accusée par les vieillards

Suzanne accusée par les vieillards

Antoine COYPEL (Paris, 1661 - Paris, 1722), peut-être assisté de Philippe Meusnier pour les architectures
1712
Huile sur toile
H. 3,60 m ; L. 5,88 m
Inv. E.3
Dépôt du Musée de Louvre (inv. 3499), 1933
Saint-Quentin
Suzanne accusée par les vieillards
© Gérard Dufrère © Musée Antoine Lécuyer, Saint-Quentin

Le tableau illustre une scène de la Bible racontée dans l' Ancien Testament (Livre de Daniel, XIII). Suzanne, femme d'une grande beauté, ayant refusé les avances de deux vieillards, est accusée d'adultère avec un jeune homme. Son jugement est tenu chez son mari.

Tandis que, dans le fond, des personnages sont disposés en frise dans des attitudes suffisamment variées pour ne pas lasser l'œil, d'autres suivent deux diagonales partant des angles inférieurs et aboutissent aux figures centrales de Suzanne et des deux vieillards légèrement surélevés, comme sur une scène de théâtre. A gauche, son père déchire ses vêtements de douleur. Au centre, Suzanne dévoilée et humiliée est accompagnée de sa famille. Sa mère désespérée est soutenue par une servante. Ses enfants s'accrochent à elle. La nourrice est en larmes : Suzanne est condamnée à mort. Elle convoque alors le jugement de Dieu qui, sous l'apparence d'un jeune enfant (Daniel), va prendre la parole et confondre les vieillards.

« Il y a dans ce seul ouvrage une vive image de toutes les passions de l'âme, la douceur, le désespoir, la perfidie, le mépris, l'intégrité et la pitié y paraissent dans la plus grande vérité » écrivait au sujet du tableau, en 1752, le marquis d'Argens dans ses Réflexions critiques sur les différentes écoles de peinture. Les tableaux d'Antoine Coypel constituent une sorte de testament de la peinture du Grand Siècle.

Le dépôt de ces deux œuvres au Musée Antoine Lécuyer n'est pas anodin.

Les multiples têtes d'expression traduisant une large gamme de sentiments sont, pour les visiteurs, une excellente entrée en matière avant de découvrir, dans trois salons, les pastels issus du fonds d'atelier de Maurice-Quentin de La Tour, exclusivement constitué de portraits.

D'après les textes fournis par la conservation
Avec le concours du service éducatif du chemin des Dames et de la caverne du Dragon

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