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AccueilCollectionsArts et éducationLes Débris du trois-mâts Majestas

Les Débris du trois-mâts Majestas

Francis TATTEGRAIN (Péronne, 1852 - Arras, 1915)
1888
Huile sur toile
H. 177 cm ; l. 312 cm (avec cadre)
Inv. 1967.k.89B
Don de la famille Tattegrain, 1967
Péronne
Les Débris du trois-mâts Majestas
© David De Sousa © Ville de Péronne

Francis Tattegrain, docteur en droit, élève de Lefebvre et de Lepic, peintre de marines (il possède un atelier à Berck-sur-Mer dans le Pas-de-Calais), auteur de grandes compositions historiques mais aussi portraitiste subtil et excellent paysagiste, reçut de nombreuses récompenses tout au long de ses expositions au Salon des artistes français entre 1875 et 1914. Edouard Herriot dira de lui : « le crayon d' Ingres, la palette de Delacroix ». Tattegrain donne à voir en plein néo-impressionnisme une peinture descriptive et documentaire mettant le plus souvent en scène les gens du peuple. Il occupe ainsi dans l'histoire de l'art une place qui dépasse le cadre de la côte d'Opale et mérite mieux que le qualificatif de petit maître régional.

Le peintre offre en 1888 au musée Alfred-Danicourt et à ses concitoyens péronnais un exceptionnel Débris du trois-mâts Majestas Ce tableau dédicacé disparut lors de la destruction du musée entre 1916 et 1918. L'œuvre présentée actuellement, une réplique faite par l'artiste, a rejoint Péronne en 1967 après la fermeture du Musée Tattegrain à Paris et comporte de légères différences, elle est de plus sans dédicace.
Le tableau représente la même scène de naufrage au crépuscule. Il s'agit d'un thème récurrent chez Tattegrain. Un paysage de désolation suit la tempête dont le souvenir se lit encore dans les trainées nuageuses qui marbrent le ciel aux dernières lueurs du soleil.


Posée sur l'horizon, la carcasse du Majestas est le point de départ d'un défilé de charrettes chargées d'épaves dans un ballet rapide avant le retour de la marée. Parmi les débris épars du trois-mâts, au premier plan, un douanier veille un cadavre faiblement éclairé par deux lanternes posées à ses pieds. La mer n'a pas seulement disloqué le navire, elle a aussi pris les vies des hommes.
Il s'agit du naufrage du Majestas (ou Majestic). Voiles déchirées, gouvernail en panne ce navire britannique s'échoua dans la nuit du 8 au 9 novembre 1880 à l'Anse-au-Beurre, entre Berck et Merlimont.

Bibliographie :
Georges Dilly, cat. exposition Tattegrain, Berck-sur-Mer 2008

David de Sousa
Responsable du musée Danicourt

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