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AccueilCollectionsArts et éducationLe portrait du Frère Fiacre, quêteur des Pénitents de Nazareth

Le portrait du Frère Fiacre, quêteur des Pénitents de Nazareth

Maurice-Quentin DE LA TOUR (Saint-Quentin, 1704 - Saint-Quentin, 1788)
XVIIIe siècle
Pastel sur papier
H. 86 cm ; L. 42,50 cm
Inv. 2005.8.1
Saint-Quentin
portrait du Frère Fiacre
© Gérard Dufrère © Musée Antoine Lécuyer, Saint-Quentin

Le portrait est exécuté sur une feuille de papier dont la pliure de séchage est visible au-dessus des épaules du modèle, alors que sa surface, agrandie par une bande de papier fixée sur les bords, est coupée à ras et collée en plein sur un carton.

Comme dans ses plus fameux portraits, l'artiste représente Frère Fiacre du couvent de Picpus dans une attitude familière, sortant de son manteau l'accessoire de son activité principale, une boite à quêter de métal. Le cadrage et la position du religieux sont classiques chez de La Tour : grandeur nature, vu en buste, presque à mi-corps, très légèrement tourné de trois quart droit. Frère Fiacre se tient devant un fond sans décor, gris bleuté qui créée cette profondeur caractéristique des œuvres du maître dans la partie supérieure du pastel. La moitié inférieure est occupée par la robe de bure exécutée dans une large gamme de brun, dans les moindres détails. Cette minutie se retrouve dans les rares cheveux dépassant de la calotte sombre, l'attention portée aux veines et à la texture de la peau. Portée en collier, la large barbe aux poils blonds-roux grisonnants est aussi l'objet d'un extrême raffinement de traitement. Le visage est légèrement éclairé par une source lumineuse venant de la gauche.

De ce masque exécuté en pastel rose agrémenté de quelques hachures de rouge, rose, blanc et gris foncé, se dégage tout à la fois la bonté et l'intelligence du personnage dont les yeux bleus surmontés d'un large front pénètrent le spectateur.

Ce portrait illustre l'intérêt de Maurice-Quentin de La Tour pour la physionomie, moyen de véritablement traduire la psychologie de ses modèles. De La Tour appréciait la compagnie des hommes d'église : plusieurs comptaient parmi ses amis, les plus nombreux ayant une position élevée. A côté de ces nobles mondains qui fréquentaient la cour, l'aristocratie et la haute bourgeoisie, le pastelliste représente également des religieux qui avaient fait le choix de consacrer leur vie à la foi.

D'après les textes fournis par la conservation
Avec le concours du service éducatif du chemin des Dames et de la caverne du Dragon

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